Maternité côté père, cuisine légère, photos et autres amuseries au fil de l'eau. Blog garanti sans pub.
Avez-vous vu "Le salaire de la peur", un film d'Henri-Georges Clouzot (pas l'inspecteur, l'autre) avec Charles Vanel et Yves Montand ?... rappelez-vous : pour de l'argent, 4 hommes véhiculent un convoi de nitroglycérine sur 500 bornes de routes complètement défoncées.
Il est parfois des journées qui peuvent nous donner l'impression d'être dans ce genre de situation.
Exemple : prenons un bébé pas trop vieux, un 1,5 mois environ, habituellement calme et appelons-le Théo, par respect pour sa maman qui voulait qu'on l'appelât Théo.
Emmenons-le pour des motifs impérieux en un milieu qu'il est en droit de considérer comme hostile.
Donnons-lui, par convention, la voix claire, juste et forte de son papa, couplée au caractère d'origine bretonne de sa môman.
Cela nous donne au final un petit Théo, réveillé depuis onze heures du matin, qui pleure non-stop et qui arrive sur le soir uniquement sur les nerfs (surtout les nôtres, d'ailleurs).
Pendant tout ce temps, maman et papa se sont relayés pour tenter de dompter, ou à défaut d'endormir la bête. Ils ont redoublé d'astuces et d'imagination pour arriver à leurs fins (les chansons, le berçage, la promenade, la gnôle, le billet de vingt euros...) mais rien n'y a fait.
A cet instant précis, chaque début de pleur ou esquisse de cri est perçu par les nerfs des parents comme une roulette de dentiste au contact du cervelet. L'accumulation de l'électricité dans l'air de l'appartement pourrait illuminer Las Vegas pendant dix ans.
Tout-à-coup, par on ne sait quel miracle, Théo, entre deux sanglots, semble vouloir enfin sombrer dans les quatre bras de sa mère et de Morphée.
On prie pour que le portable ne sonne pas, pour que les voisins n'éternuent pas et pour que le robinet ne goutte pas. C'est à peine si l'on ose respirer. C'est vraiment en direct-live le salaire de la peur.
Soyez honnêtes : je suis sûr que vous vous êtes déjà trouvés dans cette situation, où vous vous dites que s'il redémarre cette fois, vous le rapportez au service après vente pour défaut de fabrication.
Je l'avoue, dans ce cas là, je suis à la limite du pétage de plombs. Je n'en suis pas vraiment fier, mais cela me pousse à faire des trucs complètement dingues.
Devinez ce que j'ai fait cette fois... non ?... vous ne voyez pas ?... que peut-on inventer de pire dans ce cas de figure ?...
Un truc inimaginable : j'ai choisi de faire prendre un fou-rire à Stéph ! Il n'y rien de pire que d'avoir le fou-rire quand on ne peut justement pas l'avoir.
Elle n'avait pas le droit de rire et encore moins de secouer le bébé sous peine de le réveiller.
Une fois de plus, elle a été impériale face à l'adversité..., mais je ne l'ai pas franchement aidée !/http%3A%2F%2Fwww.bellapix.com%2Fuser%2Fglobal%2FACCOUNTS%2FUSER46e56294a0f2a%2Fimages%2Fpict2399.jpg)