Plus encore que le traitement, maintes fois vu, du jeu du hasard et de ses conséquences, le film vaut par l’analyse qu’il fait des relations humaines : comme dans la vraie vie, on se prend à détester et/ou à aimer le même personnage au gré de ses actes, de ses paroles ou de ce qui lui arrive.
Ainsi, est-on pris dans un flot de sentiments contradictoires qui rend notre position un peu gênante voire angoissante, tant le spectateur que l’on est, a l’habitude des personnages uniformes et bien tranchés : bons ou méchants.
Si elle est un peu âpre à vivre (car culpabilisante), cette permanente instabilité provoquée par le film permet avant tout de nous remettre en cause dans nos jugements, souvent trop hâtifs.