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Les récents résultats de la distribution de bons points à Cannes confirment parfaitement le sentiment que j’ai à l’égard de Volver : prix d’interprétation féminine et prix du scénario… aucune récompense sur la réalisation, ni sur l’œuvre.
Mais que se passe-t-il donc chez Almodovar ? Ses prestations s’empâtent et ne semblent plus se reposer que sur des lauriers mérités, mais datés.
Certes, l’histoire est toujours torturée et la peinture sublimement féminine, mais là, il ne choisit jamais son camp entre drame improbable et comédie lourdingue.
On sait parfaitement de quelle maestria il est capable. En conséquence, il a fait de nous des spectateurs exigeants. Le revers de la médaille, c’est qu’il le paye dès qu’il fait un film moyen. Malgré tout, dans ce magma insipide, surnagent deux ou trois très bonnes idées. Bref, une petite déception qui devrait somme toute convenir aux inconditionnels du décolleté de Pénélope Cruz, sur-exhibé (l'arbre qui cache la forêt ?).
Mais si c’est juste pour le décolleté, allez plutôt voir " Comme t’y es belle " parce qu’en plus, il y n’a que l'embarras du choix !