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Si l’on excepte le discours un peu systématique « viens mon garçon, je t’apprendrai le tango et tu ne seras pas dealer ou tueur dans un gang » et la vision angélique des résultats sociaux de ces compétitions de danse, il reste un documentaire qui tire sa sincérité des intarrissables et jubilatoires réflexions des enfants sur leurs relations avec le monde, et surtout, celles entre garçons et filles. Quand un joufflu de neuf ans vous explique droit dans les yeux, avec le sérieux d’un politicien en début de campagne, qu’il ne recherche que la beauté intérieure chez une fille, c’est déjà drôle en soi. Mais quand en plus, on voit son pote roulé de rire parterre en arrière-plan, c’est dantesque !
Ils ont tous des bouilles de casting vraiment incroyables, mais j’ai été spécialement scotché par la performance du petit nouveau de la classe (Wilson) et qui a réellement trouvé au travers de la danse, le levier de son intégration : quand il danse, il est tout simplement ahurissant d’aisance et de simplicité, que c’en est à dégoûter les dandineux comme moi ! Mais on est obligé de lui pardonner tellement il est beau.