Maternité côté père, cuisine légère, photos et autres amuseries au fil de l'eau. Blog garanti sans pub.
Contrairement à ce qu'indique le titre de l'article, c'est d'une petite déception dont il s'agit ici. En fait, elle ne concerne que moi, et j'en suis l'unique responsable.
J'avais, comme tout le monde j'imagine, fantasmé mon mariage avant de le vivre. Dans mes rêves, certainement pollués par une culture Friends à la limite de l'intoxication, il arrivait fatalement un moment où on allait demander au marié de faire un petit discours. Je m'étais donc préparé à cette éventualité en glissant un bout de papier dans la poche intérieure de mon costard chocolat.
Malheureusement ou heureusement, ce papier n'a jamais vu le jour, et je reste donc sur un non-discours très frustrant, que je vais m'empresser de soigner sur le champ.
Bon, alors, il faut se mettre dans l'ambiance :

Ding, ding, ding ! Brouhaha, shhhht ! Silence ! Râclements de gorge... je vois un convive, un peu bourré sur la gauche.
"Bon, puisqu'on me l'a gentiment demandé (enfin, normalement !), je vous fais part d'un texte que j'ai écris à Stéph il y a maintenant presque déjà six ans. Il faisait suite à un défi que je lui avais lancé de me trouver quelque chose en elle qui ne me plairait pas :
J'aime...
les dix mille possibilités que tu as de t'asseoir,
que tu enlèves tes chaussures au cinéma,
que tu siffles dans la rue,
que tu danses quand il y a de la musique,
que tu danses quand il n'y a pas de musique,
que tu râcles les pots de yaourths avec les doigts,
que tu ne saches pas quoi choisir au restaurant,
que tu détestes la pluie,
tes pieds sur moi lorsqu'on est à table,
n'importe quoi de toi sur moi,
tes yeux quand je prends ton visage dans mes mains,
les frissons qui te traversent quand on s'embrasse,
les frissons qui me traversent quand on s'embrasse,
que tu crois me faire mal en t'asseyant sur moi,
que tu aimes le beau,
que tu aimes la vie,
que tu te grattes la tête quand tu regardes un Friends,
que tu changes tout le temps de manteau (à l'époque, on était dans le nôôrd, ce n'est plus d'actualité),
que tu jettes par terre ce à quoi tu dois penser, juste pour y penser,
que tu apprécies le Bourgogne,
que tes mains passent du chaud au froid en deux secondes trois dixièmes,
que tu décores tes repas,
que tu n'aimes pas les restaurants vides,
que tu saches toujours à quoi je pense,
J'aime...
te regarder marcher,
te regarder manger,
te regarder dormir,
J'aime t'aimer.

Voilà !
Bon, ce texte est toujours d'actualité. Je pourrai juste y ajouter quelques "défauts" entrevus depuis (rires).
Evidemment, il a été apuré de tout ce qui touche à notre intimité, puisqu'il était cinq fois plus long à l'origine (re-rires).
Longue vie à tous, et amusez-vous !"
C'était pas si mal, non ?