Tout d'abord, afin d'aider à la compréhension de cet article, un peu de vocabulaire pour les plus jeunes :
* Mobylette : engin motorisé, ancêtre du scooter, aux noms chiffrés et mystérieux (103 SP, 51, 104... pour les plus chanceux, Motobécane et Solex pour la France d'en bas) utilisé par les adolescents du siècle dernier pour draguer les filles et accessoirement, se déplacer.
Astuce de l'époque : pour dérider la fille, il fallait débrider la mobylette.
Il y avait trois manières possibles de la démarrer (euuh, là je parle toujours de la mobylette, hein) :
1 - la mettre sur sa béquille et pédaler comme un fou jusqu'à créer un magnifique nuage de fumée, mais on avait l'air débile ;
2 - enlever la béquille et pédaler comme un fou comme si on était sur un vélo, jusqu'à créer un magnifique nuage de fumée, mais on avait l'air encore plus débile ;
3 - courir à côté de l'engin et sauter dessus dès l'apparation dudit nuage de fumée, mais ça faisait pro raté de la moto.
En clair, quoiqu'il arrive, il fallait s'arranger pour que jamais une fille ne soit présente au démarrage.
* Porte-bagages : accessoire vendu avec la mobylette, sur lequel on transportait tout, sauf des bagages.
Quand on avait une mobylette et pas de selle biplace, on promenait les filles intrépides assises en amazone sur le porte-bagages because la jupe..., et le casque n'était même pas obligatoire.
Ce préalable étant fait, il faut maintenant vous expliquer la configuration de la maison :
Salon-salle-à-manger-cuisine d'un seul tenant et juste un îlot central côté cuisine... quand un lionceau commence à maîtriser correctement ses déplacements en camion : c'est gé-nial.
On met le copain lapin (mais non, ce n'est pas un lapin de Noël... il faut arrêter avec vos jeux de mots stupides maintenant) sur le porte-bagages comme sur une mobylette (vous voyez bien que c'était utile, ce préalable), on tourne sans cesse autour de l'îlot, un papa facétieux se cache au détour d'un virage et :
yahooo !